Festival des Petites Eglises 2018: Feu d’artifice final à Arreau avec le Café de Maurizi

C’est devant un public enthousiaste et après 3 longs bis, que la saison 2018 du Festival s’est achevée mardi 21 août dans l’église paroissiale d’Arreau avec le sextuor: Café de Maurizi.

Ecoutez les premiers titres du concert :

Cette formation complète en sextuor réunit le célèbre Duo formé par Celine et Éric Lesage, 1er violon et piano, avec leur très jeune et déjà brillante fille Clarisse au violoncelle , Jean-Louis Ladagnous à la contrebasse, Jean-Philippe Battedou, 2ème violon, et la grande surprise pour notre public était la jeune cantatrice (mezzo soprano) Christelle Gouffé, un régal de charme et de fraîcheur, une voix d’un timbre délicieusement suave, pure et naturelle!
Le compositeur Eugène Oreste de Maurizi et son expérience unique ont été présentés par Mylène Dubiau (professeur de Musicologie, Université Toulouse II), car l’essentiel de ce programme original était en effet consacré à ce musicien qui a recueilli et transposé des mélodies populaires de Transylvanie, avec toutefois une exception pour Johann Strauss (La Chauve Souris) et Franz Lehar (l’Amour Tzigane). L’extrême virtuosité des musiciens n’avait d’égale que l’envol des notes aériennes de la chanteuse…tout cela pour nous transporter dans l’atmosphère joyeuse des Cafés de Vienne et de Budapest à la Belle Époque!!!

Visionnez quelques extraits du concert :

Rendez-vous en juillet 2019 pour une nouvelle aventure et un autre beau voyage…
Nous vous attendons aussi nombreux et nous espérons vous enchanter encore!

L’équipe du Festival des petites églises de montagne

 

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Avec le trio Franceries, des musiques du monde ont retenti en l’église de Vielle-Aure

L’avant dernier concert de la saison 2018 du Festival des petites églises de montagne nous a permis de découvrir, le 14 août, en l’église de Vielle-Aure, le jeune Trio Franceries qui a interprété des musiques du monde.

Trio Franceries à Vielle-Aure (65) interprétant des musiques du monde le 14 août pour le festival des petites églises de montagne

Trio Franceries : de gauche à droite, Chloé, Valentin et Éric Franceries

Nous connaissions bien Éric Franceries, guitariste internationalement reconnu; nous l’avions entendu avec le bandéoniste Jérémy Vannereau et aussi dans des formations plus importantes, mais avec toujours des répertoires autour de Piazzola et de la musique populaire argentine (à Grailhen, Camparan et Vignec).
Cette fois, il est arrivé accompagné de sa fille Chloé, flûtiste et de son fils Valentin à la batterie. C’est un programme dit de « Musiques du Monde » qu’ils nous ont proposé,  hors des sentiers battus, plein de surprises musicales!

Nous conduisant des Balkans à l’Irlande, aux USA et en divers lieux de la vieille Europe, ces 3 excellents musiciens nous ont fait vibrer avec des rythmes  ébouriffants ou subtils, mais jamais monotones!
Le public debout à la fin du concert, enthousiaste et ravi, leur a réservé un accueil triomphal.
Nous retiendrons particulièrement d’étonnants solos: celui, époustouflant, de la  batterie de Valentin…, puis celui qui nous a permis de découvrir des sonorités inédites de la flûte de Chloé ainsi que la rare poésie et virtuosité éblouissante de la guitare d’Eric…
La soirée s’est achevée joyeusement autour d’un pot convivial offert par la mairie de Vielle-Aure.

Bernadette Fantin-Epstein
Directrice artistique du Festival des petites églises de montagne

Retrouvez quelques extraits du concert ici :

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Un voyage initiatique au pays des légendes anciennes avec Myrias en l’église de Vignec le 9 août 2018…

Raffinement, délicatesse, élégance, pureté…devant un public étonné et charmé, les jeunes musiciens de Myrias, habités et dotés de dons magiques, ont présenté un vrai spectacle  d’« Art Total » en l’église de Vignec le 9 août.



Artistes multi-instrumentistes, chanteurs, danseurs…(et ethomusicologues), ils étaient tous réunis autour de la fée Marie Flamme (chant, vièles et guitare sarrasine, psaltérion à archet, shruti box, danse) : l’elfe blonde Ela (chant, harpe bohémienne, flûte, cornemuse du centre), Nicolas Derolin (petite percussion: darbouka, tar, daf, tambourin), et Seb (Saz, ney et chœur).
Ces spécialistes de musique médiévale et Renaissance traditionnelle qui sont passés par le célèbre festival des « Médiévales » de PROVINS, ont produit un spectacle envoûtant et conduit à la perfection.
On se trouve emporté sur un nuage par des sonorités étranges venues de tous les coins d’Europe et d’Orient (serbes, italiens, espagnols, norvégiens, français, arméniens, suédois, bulgares, turcs…), qui jaillissent de ces instruments archaïques soutenant les voix fraiches et cristallines de Marie et d’Ela. Une danse noble, par Marie Flamme, évoque par moments les derviches tourneurs par son caractère lancinant et rituel.

Un bonheur pour les yeux et les oreilles, un dépaysement et une évasion hors du temps et de l’espace…

S’il y avait un moment fort à retenir, ce serait peut-être le magnifique « Ay Linda Amiga » (chant espagnol anonyme du XVIe siècle espagnol), morceau bissé à la demande du public transporté d’enthousiasme et ému à la fois, qui découvrait ces musiques à travers ce groupe jeune et inspiré.
Un grand merci à la mairie de Vignec qui a permis que ce concert se réalise.

Bernadette Fantin-Epstein
Directrice artistique du Festival

Quelques extraits du concert :

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Magie des chants basques à Saint-Lary Soulan

A l’occasion du 3ème concert du Festival des petites églises de montagne, la chorale basque Ahoz (“voix” en basque) nous a offert une magnifique soirée en l’église paroissiale de Saint-Lary Soulan ce vendredi 3 août 2018.

En voici quelques images.
En début de présentation apparaissent successivement, Hervé Blanchard, président du Festival, l’abbé Francis Tisné ainsi que Bernadette Fantin-Epstein, directrice artistique du Festival.


Lancinantes, envoûtantes, tendres ou d’une fière puissance …les voix aux timbres superbes des 11 chanteurs (originaires du Labourd et de Basse Navarre) ont résonné, dirigés avec une précision parfaite par Philippe Guichenducq, un chef de chœur « habité » qui « vit » tous les chants comme une passion!

Les chants basques traditionnels (Hegoak), ont voisiné avec des musiques religieuses, traditionnelles ou profanes, accompagnées parfois de guitare. Des chants divers, en français, espagnol, anglais ou latin…un répertoire original qui a fait la part belle à des œuvres peu connues et qui méritent pourtant d’être dévoilées.
Dans une église comble, ce beau et long concert a obtenu une ovation du public enthousiaste, qui en redemandait encore….et le groupe a dû encore offrir un bis avec « Oh Happy Day! ».

Bernadette Fantin-Epstein
Directrice artistique du Festival

Ecoutez quelques extraits du concert :

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Des Berlinois à Eget Village : le Duo Kafka

Dans un décor d’exception: les peintures murales du XIIIe découvertes récemment dans l’église d’Eget, deux anges sont passés jeudi dernier…
En ce 26 juillet 2018, les deux musiciens charmants composant le duo KAFKA ont offert à un public enthousiaste, un concert de grande qualité.
Il est des moments en effet où le temps s’arrête… moments magiques où l’on retient son souffle…

Duo Kafka en l'église d'Eget (65) pour le Festival ds petites églises de montagne

Elsa Claveria (violon) et Paul Straka (basson) dans le choeur de l’église Saint-Pierre-aux-Liens  – Photo Philippe Villette

C’est cette harmonie parfaite du lieu, de la musique et des personnes que nous avons ressentie jeudi soir à Eget. Le silence du public ébloui d’un côté et la perfection sonore de l’autre ! Les acteurs de ce moment de grâce: Elsa Claveria au violon et Paul Gregor Straka au basson, (le Duo Kafka), qui nous ont offert de ces instants si rares et tellement précieux!

Tous 2 solistes de grands orchestres à Berlin (Elsa, paloise d’origine a été dirigée par Daniel Baremboim) , mari et femme dans la vie, un duo qui semblerait a priori musicalement improbable: duo entre un instrument aigu à cordes, suave, et un « bois » grave, coloré, et réputé parfois lourdaud (nous pensons à Pierre et le Loup…).
Nous avons découvert que des compositeurs avaient déjà associé ces 2 instruments, telle la belle Sonata supra la Monica de Philipp Friedrich Böddeker, qui en est un exemple plein de charme avec une jolie mélodie du violon jouant ici pourtant un rôle d’accompagnateur du basson, lequel jongle avec une partition réclamant de l’artiste une impressionnante virtuosité!

Duo Kafka en l'église d'Eget Village (65) pour le Festival des petites églises de montagne

Duo Kafka : Elsa Claveria et Paul Straka – Photo Hervé Blanchard

Nous avons pu apprécier aussi le Duo Concertant pour violon et basson de Paganini, morceau où les acrobaties habituelles au « violoniste du diable » ne l’emportent pas sur la richesse mélodique. D’autres œuvres étaient des adaptations pour ces instruments, ainsi des Duos sur des airs de la Flüte Enchantée de Mozart dont le côté à la fois enjoué et sentimental convenait tout particulièrement à ces sonorités. Il faut dire que le programme était présenté par Elsa de façon très claire et agréable, permettant au public de découvrir l’intrigue mystérieuse de cet opéra merveilleux.

La Petite Suite de Pierre Max Dubois (compositeur du XXe siècle), suite de dialogues en forme de boutades, nous a séduit à travers un jeu plein d’humour et d’entrain.
Grand moment d’émotion: le sublime solo de violon, mouvement extrait de la sonate en sol mineur de Bach, interprété avec une grande sensibilité par Elsa.
Il faut noter pour l’ensemble du concert une complicité charmante entre les 2 artistes qui ont choisi de nous présenter un programme riche et varié où l’émotion et la gaité se succèdent pour notre plus grand bonheur.
A noter aussi: l’excellente acoustique de l’église (plafond et sol en bois).

L’enthousiasme était tel à la fin du concert que les artistes ont dû encore prolonger et offrir 3 bis…

Nous sommes sortis dans la nuit sur un petit nuage…et artistes et public, tous se sont retrouvés dans une atmosphère chaleureuse et amicale devant un goûter délicieux et très copieux offert par les habitants du village d’Eget, visiblement très heureux que le Festival soit monté en ce lieu perché leur offrir une telle fête.

Bernadette Fantin-Epstein
Directrice artistique du Festival

Visionnez quelques extraits du concert :

Voir la présentation des musiciens

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A Bourisp, nous avons fait un beau voyage …

Jeudi 19 juillet, dans la magnifique petite église de Bourisp, nous avons fait un beau voyage en compagnie de l’Ensemble Zeste qui nous a promenés harmonieusement d’Europe en Asie, d’Orient en Amérique…continents et époques variés, tout cela au gré de la rêverie de Léonard, ce jeune étudiant imaginaire, dont on suit les découvertes successives au travers de textes de fiction, de poèmes et de musiques.

L'ensemble ZESTE au Festival des petites églises de montagne : Simon Siaud (piano et adaptations musicales), Quentin Viguier (violon), Corinne Gelet (violoncelle), Françoise DUPY (récitante et chant)

Simon Siaud (piano et adaptations musicales), Quentin Viguier (violon), Corinne Gelet (violoncelle), Françoise DUPY (récitante et chant) – Photo  © Bernadette Fantin-Epstein

L’ensemble du scénario de ce conte musical composé par Françoise Dupy propose au passage des clins d’oeil vers des oeuvres littéraires et musicales souvent célèbres. Françoise interprète au passage de sa belle voix de soprano spinto les parties chantées avec beaucoup d’intensité et d’expression. Nous retiendrons particulièrement le répertoire espagnol (Falla), les Bachianas Brasileiras (Villa Lobos)…
La composition et l’adaptation des oeuvres musicales a été réalisée par Simon Siaud qui tient également avec élégance et virtuosité la partie de piano. Quentin Viguier l’accompagne brillamment au violon tandis que Corinne Gelet au violoncelle distille des sonorités délicates et profondes. L’ensemble est homogène et de grande qualité. Le public est tenu en haleine par l’évolution de l’intrigue mais surtout par la grande qualité musicale.

Baudelaire voisine avec Tchaikovski, Brahms avec Verhaeren, Smetana avec Leconte de Lisle ou Charles Trenet…

Textes sublimes et musiques envoutantes, la Moldau de Smetana revenant nous emporter en leitmotiv sur ses ondes magiques.
Un tonnerre d’applaudissements a suivi ce concert et nous nous sommes tous retrouvés à la mairie de Bourisp pour un goûter excellent offert par les élus, arrosé de cidre et de jus de fruits, tout cela dans la bonne humeur générale qui suit toujours les concerts en ce joli village de notre vallée d’Aure…

Bernadette Fantin-Epstein
Directrice artistique du Festival

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